Nocturne (1)

Les vagues viennent lécher ma peau encore sèche, langoureusement, tièdes et douces. Immergée jusqu’à la taille, je m’amuse de la couleur ocre de l’eau, légèrement mordorée par endroit. L’écume scintillante et aérienne est un régal pour les yeux. L’eau m’entoure et me remplit, je la sens titiller mon intimité au rythme de ses flots. L’air est moite, la nuit violette donne une teinte magique à ce moment si… particulier. L’eau s’immisce maintenant en moi, avec tact et fermeté. Un doigt d’eau me caresse à l’intérieur et je sens mes fluides se mélanger au liquide salé. Je cligne des yeux, les images se télescopent.

Dans la pénombre de la pièce, je sens juste son odeur qui m’enveloppe. Son bras passé par dessus ma taille bouge imperceptiblement. Il accompagne les mouvements de sa main posée plus bas, beaucoup plus bas. Il fouille mon sexe d’un doigt tendre et aventurier. Dos à lui, je me remémore les images encore parfaitement ancrée dans mon esprit, respire l’iode imaginaire restée dans mes sinus, profite de la sensation tiède de cette vague d’apparence humaine.

Son souffle excite mon oreille et sa bouche ne tarde pas à trouver le grain de mon cou. Ses baisers se font mouillés, sa langue joue avec ma chair de poule comme une anguille chasserait du plancton. Je sens son désir contre mes fesses. Il continue son petit manège et sait parfaitement jouer avec mes sensations : il plonge, le plus loin possible, pour ressortir frotter son doigt contre ma fente, ce qui ne manque pas de me faire tressaillir, puis retourne dans la moiteur de mon envie.

Alors que sa bouche parfait le mouvement de sa main, je continue à me réveiller et les soupirs se font plus sonores. Le plaisir monte, petit à petit, et je n’ai rien envie de faire pour intervenir. Ni pour augmenter la tension, ni pour l’apaiser. Juste l’ambition de prolonger ce rêve sensuel qui m’a parfaitement mise en condition. Qu’il profite de moi encore, alors je ne cherche pas à conceptualiser ce qui se passe. Je m’abandonne, profite de ce demi-sommeil pour n’en prendre que l’essence sexuelle.

Je le sens mordiller le lobe de mon oreille et l’entends me chuchoter un mot d’amour. Je soupire d’aise, ondule mon bassin, timidement, somnolente. Son sexe se fait plus hardi et se cale dans ma raie, séparant mes fesses d’un mouvement efficace. Il titille mon anus de son gland, j’ouvre la bouche pour lui dire quelque chose mais mes cordes vocales ne fabriquent pas le son. Je me contente de glisser ma main sur ses fesses, poussant son bassin contre le mien, maintenant mes yeux fermés.

Il se recule, me tourne doucement sur le dos, écarte mes jambes et s’allonge sur moi. Il aime faire jouer sa queue à la surface de mon sexe, pour faire enfler mon désir. Je gémis faiblement, j’entrouvre les yeux, je le vois sourire. Ce sourire conquérant que j’aime tant, satisfait et comblé à la fois. Je replonge dans les semi-limbes de mon expérience quasi tantrique. Il force mon intimité, lentement, sans réelle précaution mais sans me faire mal non plus. J’aime ce moment entre l’animalité et l’égard. Un concentré de plaisir en quelques secondes de pénétration.

Sa verge entre en moi, s’accrochant parfois à mes peaux, retrouvant toujours le glissement nécessaire grâce à mes sucs. Il me remplit de toute sa vigueur nocturne et ne bouge plus pendant un bref instant, juste le temps de se contracter au creux de moi, que je sente la chaleur de son membre se mélanger à celle de mes entrailles. Il niche son nez dans mon cou, me respire, me lèche, puis me susurre un compliment totalement renversant. Je m’ouvre encore plus, l’invite à poser une cadence, empoigne la peau de son dos avec toute la force que mes mains peuvent avoir dans ce sommeil perturbé.

Alors qu’il va et vient en moi de plus en  plus vite, de plus en plus fort, je lui lacère le dos. Il en grogne de surprise puis de plaisir, ce qui redouble l’ascension de ma spirale de jouissance. Elle s’enroule avec ardeur, diffusant sa tension dans mon corps tout entier, je pose mes mains sur ses fesses, les yeux toujours clos. L’orgasme me terrasse, emmenant avec lui le peu d’énergie que j’avais réussi à réunir depuis le début de nos ébats. C’est à une poupée de chiffon qu’il fait honneur, lui offrant  sa semence dans un long râle, comme un trophée donné dans un souffle inspiré.

Les sept vérités (1)

Je surfe, je lis, je vois qu’on m’alpague, pour un jeu fort intéressant… il s’appelle “les sept vérités”. Tout un programme vous en conviendrez… Sept, ce n’est pas assez ! Et pourtant, je dois bien m’incliner et traiter le sujet donné avec ses contraintes imposées et délices annoncés.

Alors pour ne pas dénoter, je vais jouer avec les mots, les impressions et les envies d’une autre. Celle qui m’a épinglée comme un joli papillon qui passait à sa portée va se voir transformer en muse malgré elle (est-ce un si terrible châtiment pour avoir voulu me capturer ?).

Sept vérités, sept tableaux, crus ou doux, poétiques ou réalistes, salés ou sucrés, tour à tour sensuels, sexuels, voluptueux. Voici les trois premiers, qui commencent donc ainsi…

Je suis une amoureuse…

De la vie, des autres, de l’Homme, de l’homme… Aimer pour mieux vivre, pour mieux ressentir. Aimer pour vibrer, murmurer, soupirer, crier son plaisir. Aimer pour donner, prendre, échanger, offrir, recevoir. Aimer pour être pleine, de vie, d’envie, de moi, de lui. Aimer pour le sentir me respirer, laisser son souffle errer sur ma peau. Aimer pour l’entendre jouir, palpiter au fond de moi, de tout son cœur, de tout son corps, de toute sa queue. Aimer pour le voir se réaliser dans nos ébats, le voir grandir dans nos fantasmes, le voir jouer avec nos désirs. Aimer pour goûter aux fruits défendus, pour découvrir d’autres épidermes, pour lécher le sel des échanges. Aimer pour laisser mes organes communier, mon cœur et mon cul, ma tête et mon sexe, mes tripes et ma bouche, ma peau et mes doigts. Aimer pour rendre chaque caresse orgasmique, vivre des états extatiques permanents, pour que le déploiement d’énergie nécessaire à tant d’émotions me laisse sur les genoux, face à lui, debout, son sexe à la main…

J’ai déjà eu un orgasme au travail…

J’étais arrivée peu après huit heures pour bénéficier du calme de l’endroit. Les trente postes du plateau réduisaient les possibilités d’intimité quand il fallait s’attaquer à des dossiers ardus. Mais le charme de l’open space agissait encore sur notre manager, alors… Je me suis dirigée vers la machine à café pour prendre mon breuvage matinal. Le chef de la section informatique était curieusement déjà là. Je me pensais seule à l’étage. Grand, bel homme, un poil taciturne, il parlait peu. Il faisait souvent l’objet des gorges chaudes de mon service qui restaient comme des poules devant tant de mystère. Les scenarii allaient bon train. J’ai toujours eu un faible pour lui et ça se voyait, les œillades, les sourires… auxquels il répondait toujours poliment, sans plus. Jusqu’à ce matin. Il touillait son café quand je me suis avancée pour commander le mien. Tout a été très vite : je l’ai senti derrière moi, de toute sa hauteur, son menton reposant doucement sur le haut de mon crâne, ses deux mains ont commencé à s’activer autour de mes épaules et de ma taille. Alors qu’il penchait la tête pour m’embraser le cou, ses doigts finir sur mes seins, de longues minutes, pendant lesquelles j’ai soupiré très profondément. Puis, il s’est mis à genoux. Il a manuellement investi mon sexe avec une rapidité enivrante. D’une main il a relevé ma jupe, de l’autre écarté ma culotte. Puis avec seulement deux doigts, après à peine quelques minutes, il a su m’arracher des râles de jouissance. Le temps que je me remette de mes émotions, ainsi que mes vêtements en place, je me suis retournée. Il était parti.

Un grain de beauté en forme de croissant de lune est apparu sur mon sein droit…

Chacun de mes amants à voulu en connaître la signification. Mais à personne je n’ai confié le secret de ce croissant tatoué. Il représente le don que j’ai fait à mon amant préféré. Il est en effet apparu le lendemain de mon initiation. La nuit où je me suis offerte de toute mon âme à cet homme sans mauvaises pensées. Le jour déclinait pendant que mes envies croissaient. Il avait savamment orchestré notre rencontre et l’idée même de ne connaître aucune des règles du jeu qu’il avait préparé, m’avait déjà mise dans tous mes états. Je buvais tranquillement ma coupe de champagne au rez-de-chaussée de l’hôtel lorsque le barman me transmit son message. Chambre 502. Avec délicatesse, je remis mes effets en bon ordre dans l’ascenseur, ne pensant qu’aux fines bulles qui finissaient leur travail de détente. Je frappais à la porte mais personne ne répondit. En ouvrant, je savais que je ne pourrais plus faire demi-tour une fois la pièce pénétrée. C’est le cœur léger et les entrailles en feu que je découvris ce que mon amant avait préparé. Il était habillé en costume sombre, avec une jolie chemise blanche. Diable qu’il était séduisant… Puis le lit, avec ses montants sur lesquels des menottes pendaient, la table de nuit qui présentait différents objets dont je ne connaissais pas l’usage pour la plupart…

Un soir sur hotmail (5)

Et oui, c’est la rentrée…

Vive la rentrée je dirais…

Je suis encore sous le charme de votre dernier cliché. Elle est tout simplement voluptueuse… comment allez-vous ?

Je me porte comme un charme.
J’espère que vous aussi.
Quelle photo auriez-vous envie de recevoir, là tout de suite ?

Comme photo, là tout de suite ?
mmmhhh…. la dernière prise pendant vos vacances.
Pour le charme, c’est toujours d’actualité de mon côté, vous vous en serez douté… et sinon, je tente de me maintenir à flots.

Est-ce à dire que vous vous branlez ?
La dernière prise pendant les vacances ?
Disons que j’ai fait des films pour la fin des vacances…

Hélas non, je reprends juste pied dans le virtuel qui m’a manqué en ces quelques mois d’absence forcée… il est bon de ressentir le plastique sous la pulpe de mes doigts plus de 10 minutes quotidiennes purement utilitaires… ainsi que de redécouvrir les lieux de mes visites nocturnes “d’antan”…
Alors dites moi plutôt comment était votre dernière aventure…

Ravi de vous voir de retour en tout cas… et tant mieux si dans vos visites nocturnes, il y a ma boite aux lettres, surtout si vous me faites d’aussi beaux cadeaux que tout à l’heure…
Ma dernière aventure était assez courte, une petite heure seulement, et assez crue. Je vous raconte ça…

Elle m’attendait nue sur le lit. La porte de la maison est ouverte pour que je rentre. Parfois, elle m’attend à quatre pattes, le cul offert. Mais là, elle était simplement allongée sur le dos, à se caresser et je me suis mis entièrement nu devant elle. Nous avions peu de temps. Elle s’est levée pour venir me sucer, à genoux, avec son cul offert à mon regard dans un miroir. Elle m’a léché les couilles, m’a repris en bouche, m’a laissé un peu baiser sa bouche en la tenant par les cheveux… De temps en temps, je me penchais pour écarter ses fesses, d’une main, afin de la voir s’ouvrir dans le miroir.

Je suis gâtée, je me demande encore ce qu’il va bien falloir que je fasse pour vous prouver ma gratitude… j’ai lu le début du récit, mais quand vient la suite ?

Pour me prouver votre gratitude, une photo de votre chatte,  ouverte et qui permet de deviner la naissance de votre anus… fera l’affaire. Vous voyez, on finit toujours par trouver un arrangement. Voici la suite…

Après m’avoir sucé, elle s’est mise à quatre pattes sur le lit, pour que je lui lèche l’anus. Elle aime beaucoup ça et j’avoue partager ce penchant. Je l’ai godée aussi, comme souvent… Pluggée plus précisément. Et en même temps, nous échangions des propos très crus, sur ma queue qu’elle allait bientôt sentir en elle. Je l’ai prise assez vite, sans lui enlever le plug, pour qu’elle se sente pleine, remplie, femelle… Ma queue épaisse s’est enfoncée doucement, centimètre par centimètre et je l’ai baisée doucement, en la tenant aux fesses, aux hanches, en lui claquant le cul… son cul de salope comme j’aime lui dire et comme elle aime entendre…

La suite est assez simple, je l’ai baisée jusqu’à ce qu’elle jouisse. Je n’en tire aucune gloire car l’orgasme n’est pas un objectif et elle jouit facilement… Je suis resté dans son sexe et j’ai recommencé à la baiser doucement, très doucement, quelques secondes après qu’elle ait joui. Elle avait toujours le plug, que je palpais de temps en temps pour qu’elle le sente bouger en elle. Elle sait qu’il faut qu’elle me demande de l’enculer. Elle me veut pour ça. Mais elle doit me le demander. Deux choix s’offrent à elle : me le demander verbalement en utilisant ce terme précis. Ou me le demander gestuellement, en écartant ses fesses à deux mains. Elle choisit souvent cette seconde solution, ce qu’elle a fait. J’ai enlevé lentement le plug, j’ai léché son anus ouvert, quelques temps… et je l’ai prise, par le cul, doucement. Je me suis enfoncé jusqu’aux couilles, contractant mon sexe pour qu’elle le sente palpiter dans son beau cul de salope…

Je réalise à l’instant que vous m’avez manqué.

Oui, c’est bon cette correspondance avec vous.
Sans détour, sans calcul, sans pudeur, sans faux-semblant et sans enjeu.
Un homme et une femme qui s’écrivent et qui n’hésitent pas à se faire chiens… et à se livrer. Je vous embrasse…
J’aime beaucoup votre chatte et votre conversation !

N’oubliez pas de le terminer, ce récit… je suis sûre que vous ne vous êtes pas arrêté aux contractions de votre sexe, n’est ce pas ?
Bonne nuit…

Non, en effet, je l’ai enculée, loin, largement, amplement, je l’ai enculée en le lui disant, en le lui décrivant… J’espère que vous aimez ce mot. Je ne l’ai pas sodomisée, je l’ai enculée…
Oui, filez vous coucher aussi ; je terminerai le récit.
Bonne nuit…

Mes jouets et moi (3)

Mon ami habite Paris (que de doux souvenirs), et nous avons pour habitude de nous promener dans quelques quartiers précis de la capitale, en appréciant les échoppes et ambiances diverses. Il y a notamment un quartier qui nous mène systématiquement dans une boutique des plus alléchantes, Le Passage du Désir.

Nous aimons y flâner, scruter chaque objet, nous émouvoir des scenarii qu’ils peuvent nous offrir, nous consterner devant des produits dont l’utilisation est vraiment, à nos yeux, tirée par les cheveux, sourire et nous amuser de l’objectif de certains, nous laisser tenter par quelques uns d’entre eux, comme ce soir-là, un oeuf vibrant télécommandé.

Si je ne suis pas adepte de la soumission dans toute sa profondeur, j’aime toutefois ressentir cette piquante excitation qui est celle qui m’envahit lorsque je m’abandonne à ses désirs, à ses fantasmes, à ses exigences. L’oeuf s’est donc imposé à nous tout naturellement. Une oeillade coquine et complice et l’objet de notre convoitise se trouve dans notre panier d’achat. Un petit tour par la galerie des sextoys plus tard, l’oeuf est nôtre, après en avoir payé le prix.

Je suis pressée, j’ai envie de l’essayer dans la foulée. Mais nous prenons le temps d’étudier la chose en détail. Une fois rentrés à son appartement, nous étudions les différentes possibilités de vibrations, la forme et la matière, légèrement oblongue pour l’une et extrêmement douce pour l’autre, ainsi que les occasions de l’utiliser. Un cinéma et un bon restaurant s’annoncent justement peu de temps après…

Le soir prévu, juste avant de partir, je baisse ma culotte, hésite une seconde avant de choisir de le laisser faire. A demi-allongée sur la chauffeuse du salon, j’écarte les jambes devant son nez, le laissant contempler à loisir le chemin à emprunter. Ses yeux dans les miens, il commence à introduire  l’oeuf avec précaution, lequel n’a aucunement besoin d’être lubrifié avant, mon intimité s’en chargeant parfaitement. Une fois bien installé, une vérification s’impose. L’objet fonctionne à merveille.

Je me rhabille et direction le cinéma. L’idée même d’être doucement à sa merci me rend moite. Autant dire que l’absence d’humidité qui aurait pu être le seul frein à ce genre de jeux ne nous pose aucun problème. Je le regarde avec une flamme constante dans les yeux, l’envie qu’il me prenne, là, sur le trottoir, sur la banquette du métro, au milieu de la file d’attente pour la séance, sur le velours rouge des sièges du cinéma. Envie d’être sienne, rapidement, pour combler la chaleur qu’il ne manque pas d’attiser à chaque  vibration surprise.

Il s’amuse, l’air mutin, à varier le rythme des stimulations, me provoquant hoquet et sursaut parfois, toujours un sourire mordillé, des yeux presque mi-clos. J’apprends à maitriser les sensations, pour ne pas passer pour une vraie folle aux yeux des passants, mais la totalité, c’est impossible. Les vibrations vont tellement loin, parcourant les terminaisons nerveuses si nombreuses dans mes chairs intimes, utilisant l’intégralité de mon sexe comme terrain de jeu.

J’arrive tant bien que mal à suivre le film, il a la galanterie de se contenter de réveiller le feu qu’à deux ou trois reprises. Ma main sur son pantalon, je me  garde bien de ne pas lui rendre pareille, enfin, tout au moins avec les moyens dont je dispose. Seulement, lui masser l’entrejambe n’est rien comparé à la chaleur qu’il fait monter en moi. Je finis par tenter de reprendre le contrôle, mes gémissements devenant de plus en plus sonores. En vain.

J’aime son sourire quand il est spectateur et acteur de mon excitation sexuelle. Un sourire enivrant, prometteur des pires rapprochements, mais nous avons encore un diner à honorer. Il me propose de rentrer directement. Je soupèse mentalement le plat qui m’attend et le corps à corps qui s’annonce. Estimant que le second aura quoi qu’il arrive lieu, notre prochaine destination sera le restaurant.

Il y a une touche d’humour dans cette expérience. L’oeuf n’en fait qu’à sa tête… il est de temps en temps impossible de l’arrêter. Mon regard toujours de braise se fait faussement suppliant dans ces moments-là et amuse grandement mon partenaire. C’est au restaurant que nous vivons le plus haut de son impudence. Grisée par le cocktail maison, je ne retiens plus aucun son de ma bouche, ni n’en contrôle le volume. Il finit par réussir à arrêter les vibrations avant que les clients ne se retournent tous sur moi. Nous ferons le remake non simulé de Meg Ryan une autre fois…

Sur le chemin du retour, il essaie à nouveau, cela fonctionne, la plupart du temps, et sinon, la durée des vibrations me met dans un tel état que je le prends à pleine bouche, l’un et l’autre accrochés à l’une des barres verticales de la rame. J’attrape sa main libre, pour lui faire toucher la naissance de ma poitrine sur mon décolleté. Il est tard, peu de monde alentours, je lui presse sa main contre mon sein tout en esquissant des gestes de moins en moins discrets sur le gonflement de son pantalon.

Nous arrivons enfin au pied de son immeuble, la délivrance est proche. Non pas celle de l’oeuf qui sortira de son cocon moite et brûlant, mais celle de mon désir qui ne cesse d’enfler depuis plusieurs heures. Je suis dans un état d’excitation proche de la furie sexuelle, je m’agrippe à son col quand je lui fourre ma langue dans la bouche, juste avant le sas d’entrée, me hisse sur la pointe des pieds, manque de planter mes ongles dans la peau tendre de son cou. Il me retient les mains et ouvre finalement la porte.

Le temps de monter les escaliers est mis à profit, ses mains sur mes fesses, son index dessinant des allers et retours sur ma fente encore couverte de tissu, je ne suis plus que braise. Je l’arrête à maintes reprises sur les marches pour me presser contre lui, onduler mon corps contre le sien. D’autorité, il me recentre sur notre destination, mais je continue à trépigner devant la porte de son appartement. Il ouvre enfin. Je n’attends pas d’être dans le salon, la porte encore ouverte, je le déshabille dans le couloir. Son pantalon à baisser, son boxer, alors qu’il enlève comme il peut ses chaussures et chaussettes. Je déboutonne sa chemise, il enlève mon haut, je lèche la peau de sa poitrine, il sort un de mes seins de sa prison de tissu…

Et plus, si affinités…

Une amie, une simple amie. A force de se voir, de se retrouver seuls, mon cerveau-sexe n’a pas résisté longtemps avant de la tenter.

(J’ai tellement envie de lui… mais je ne peux pas. Non, ce ne serait pas raisonnable…)

Elle a résisté, un peu, de moins en moins. J’ai eu accès à ses cuisses, pas plus haut, et enfin un baiser, comme pour me calmer.

(Si je pouvais, si seulement je pouvais le laisser prendre ma bouche à nouveau. M’abandonner dans ces bras, juste une fois…)

Mais la suite ne laissait plus de doute. A la rencontre suivante, ma bouche s’est faite gourmande sur sa peau, des frissons la faisait trembler aux endroits stratégiques, érogènes au possible.

(Enfin, la délivrance d’une attente trop longtemps maintenue… mais comment fait-il pour me faire vibrer de la sorte ? Comment devine-t-il “mes” points fébriles ?)

J’ai toujours été étonné de voir leurs endroits varier d’une femme à l’autre. Une vraie découverte chaque fois. Cela donne envie d’en découvrir davantage, et chez d’autres conquêtes. Les hommes sont-ils plus basiques ? Le seul effet sur mon corps était mon sexe, dur, contraint dans ces jeans.

(L’envie de lui rendre la pareille m’étreint, mais le laisser faire est aussi divin que de lui donner du plaisir… il m’entreprend d’une manière si particulière…)

Ma langue sur ses seins l’électrisait, sa main, ses doigts s’enfonçaient dans ma peau à chaque succion. Elle m’a entrainé vers le lit, pour être plus confortable, s’est découverte avant moi.

(Il a réussi à me faire sortir de ma réserve déjà bien entamée, je ne lui en veux pas, non, au contraire, je veux m’offrir, tout lui offrir…)

Et c’est ainsi que je me suis occupé d’elle, torse nu devant sa beauté crue. Je ne savais plus ou donner de la tête, des mains, des doigts, de la langue. Elle était là, partout, jusque sur mon visage où elle a coulé pendant de longues minutes d’excitation extrême.

(Les vannes sont ouvertes, avec un tel doigté, un tel savoir-faire, il ne pouvait en être autrement… vivre l’instant, le sentir sur ma peau, le sentir au creux de ma main, au creux de moi…)

Elle m’a souri, débouclé ma ceinture pour libérer ce sexe devenu si sensible. Problème, énorme : pas de capote, pas de pilule. Pas prêts pour repeupler l’humanité, c’était notre dernier souci.

(Aucune précaution… normal, aucune préméditation, ou si peu. Qu’à cela ne tienne, allions mon excitation à mon désir, je vais le prendre au creux de moi quand même, mais…)

Sa main douce, ses lèvres chaudes, sa bouche humide n’ont eu aucune peine à me faire exploser. Pas de frustration du plaisir avec la question “dedans ou dehors” pendant qu’elle me suçait de façon divine, si douce, langue étant partout autour de mon gland. “Préviens moi” m’a-telle annoncé avant de l’engloutir. Et son corps, le mien, les draps, s’en sont chargés. Fin de l’acte 1. Elle a pris la direction de la salle de bain. Son corps nu de dos, une invitation à finir la pièce.

(Je crois avoir pris autant de plaisir à le prendre dans ma bouche que lui a sentir mes lèvres autour de son membre, alors qu’il était au bord de l’orgasme… j’aime son goût, j’aime sa peau, de la plus exposée à la plus intime… j’ai encore envie de lui.)

Elle n’a jamais pensé la remettre à plus tard. Ses mains, sa bouche se sont chargées de la continuer. Jouir sur son sexe, ses lèvres ouvertes, de ma semence chaude lui provoquant d’autres tremblements, à défaut de pouvoir la pénétrer. Les actes suivants se sont enchainés au cours de la nuit. Entre caresses et assoupissement. Mais la frustration toujours présente.

(Le faire jouir à plusieurs reprises est tout simplement délicieux… mais je le veux au fond de moi, le sentir m’investir, de toute sa puissance, de toute son ardeur, de toute son excitation… je me sens féline, animale, en chaleur…)

Acte final. Sa main sur mon membre, lassée de ne pouvoir le sentir en elle, elle s’est lâchée. Après toutes les jouissances, la crainte de passer pour une salope se sont envolées. Ou alors était-ce le plaisir de passer pour une salope. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question.

(Au diable les convenances, je veux être à lui, qu’il me possède, je suis prête à tout, même à ce que je n’ai pas l’habitude d’offrir aux premières rencontres. Qu’importe, je sais qu’il fera bon usage de ce que je m’apprête à lui donner, je sais qu’il saura y faire…)

“Puisqu’on n’a pas le choix” a-t-elle dit en se retournant à quatre pattes, pointant mon sexe sur son anus, poussant ses fesses contre moi, assurant une pénétration jusqu’à la garde en laissant échapper un “Oh que c’est bon”.

(J’en avais la certitude… il a pris possession de moi avec force et douceur…)

“Que c’est bon… que c’est bon” accompagnaient mes coups de reins. Je la devinais dans la pénombre, la tête dans l’oreiller, le dos cambré, le cul bien offert à mes mains, à mon sexe. Et je me suis enfin déversé en elle cette nuit, d’une jouissance plus forte que les autres. Comme un point culminant avant le dénouement, avant un repos à l’aube, avant un café les traits tirés mais les yeux brillants.

(Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir et franchement, je m’en moque… cette nuit spéciale et intense restera à jamais gravée dans ma mémoire… et ailleurs.)

La chambre des Secrets (2)

J’ai envie de lui.

Il passe la porte de la chambre, et s’apprête à s’installer sur son ordi pour finaliser un téléchargement, mais à son passage devant moi pour fermer les volets, je lui lance une oeillade avec un sourire mutin qui l’arrête dans son élan. Il reprend ses esprits et termine la tâche qu’il avait en vue puis s’approche de moi. Il attrape ma main tendue, s’agenouille, et dépose un baiser léger sur mes lèvres. J’y engouffre avec toute la force de mon désir une langue tendue par l’ivresse du scenario déjà bien avancé dans mon esprit.

Une longue danse des langues et des papilles s’ensuit, faisant grimper mon excitation d’un cran et préparant doucement la sienne. Je lui tends ma joue, mon cou, la naissance de ma poitrine, comme d’habitude. Je raffole de ces baisers déposés plus ou moins farouchement sur ma peau, au creux même de mes points névralgiques. Je lui mets la main au paquet et constate que son sexe se réveille tranquillement. Je lui demande de quelle manière il me prendrait, là de suite. Sa réponse me fait de l’effet. Beaucoup d’effets.

Je glisse une de mes mains sous la couette prendre la température déjà mouillée de mon entrejambe. Je m’efforce de dégrafer son pantalon en même temps, puisqu’après avoir remarqué mon petit manège et ne voulant pas rester sur le bord de la route, il s’est étendu à mes côtés. J’y arrive tant bien que mal (fichu cran de ceinture), je commence à le caresser de la main gauche, tout en introduisant un doigt dans mon intimité de l’autre main.

Je l’entends gémir de temps à autre. Je n’y tiens plus : son érection en plein essor me donne envie de le gober, de le lécher, de le sentir tout contre ma langue, palpitant de désir, gonflant, se raffermissant au contact de mes muqueuses, grandissant encore, gorgé de plaisir partagé. Je peux encore le prendre presque entièrement dans ma bouche lorsque je le laisse aller loin, mais ça ne va pas durer. Je profite de sentir mon menton pouvoir encore toucher la peau de l’aine, tout en lui massant les gonades.

Sa main autoritaire dans mes cheveux, son excitation grandit, sa queue également. Son diamètre emplit copieusement ma bouche et là encore, je regrette de ne pouvoir lui faire part de mes sensations autrement qu’en gémissant. Je lâche ma proie et recommence à le caresser. Je me rallonge, il se pose sur moi, puis me reprend la bouche et se frotte contre mon corps. J’aime cet instant qui précède la pénétration. Les regards qui se défient et s’aiment, le bas des corps qui ondule, en attente, piaffant d’impatience.

Il me prend, doucement, lentement, comme il aime le faire pour entrer en moi. Chaque nouvelle possession a le même goût : celui de l’inattendu et du recommencement. Une sensation que nous partageons et qui nous est chère. Il va et vient en moi aussi facilement que d’habitude, grâce à l’humidité dont je fais systématiquement preuve quand je suis d’humeur sexuelle. Il m’attrape les jambes pour les lever haut et s’enfoncer encore plus en moi. Le sentir buter contre ma peau intérieure me met dans tous mes états. S’échappent un cri de ma gorge et un spasme de mon sexe.

Il redescend mes jambes dans un mouvement souple et précis, puis les replie contre ma poitrine pour y prendre appui de ses mains. La position est puissante. Mon clitoris, mis de cette manière en exposition parfaite, reçoit les frottements de son pelvis et en vibre de plaisir. Les sensations sont fortes, et bien que ma respiration s’amoindrit, je suis proche de la jouissance. Il ralentit la cadence, me laisse libre de baisser mes jambes, ce que je fais avec précaution pour ne pas entamer la charge d’extase accumulée.

Nous sommes collés l’un  à l’autre, échangeons des baisers voluptueux pendant qu’il continue à aller et venir en moi. Je l’enserre grâce à cette position relativement banale mais d’une grande efficacité sur lui comme sur moi. Plus ses mouvements se font amples et profonds, plus je l’entends approcher de la félicité. La peau de son sexe est largement travaillée lorsque nous faisons l’amour ainsi et le sentir se tendre, voir son visage se transformer finit de me transporter.

Je relève mes jambes, les enlace autour de son bassin pendant quelques minutes, lui arrachant un sourire au milieu des soupirs, puis je pose mes mains sur ses fesses, signe que la jouissance approche pour moi. Je prends la main et gère à présent le tempo de notre réunion. Je plie légèrement les genoux pour augmenter l’angle de pénétration afin que ses coups de rein soient encore plus efficaces. L’extase arrive, tourbillonne, prend possession de mes entrailles et le contrôle de mon corps.

J’accompagne ses mouvements du bassin pour encore mieux vivre le point culminant de mon plaisir. Je vibre, râle, griffe, lacère, tend mon cou en arrière comme pour me libérer de son emprise tout en plaquant mes mains contre son cul en l’invitant à maintenir le mouvement. Mon corps se délecte, se cale contre le sien, les derniers soubresauts font trembler mes jambes alors que je profite des ultimes contractions de mon sexe.

Le silence nous enveloppe. Il ne s’arrête pas. Je repousse son torse pour qu’il entre en moi avec force et bruit. Ses mains posées de part et d’autre de ma poitrine, les bras tendus, il fait claquer sa peau contre la mienne, son sexe se décalottant avec vigueur et promesse d’une extase imminente. Mais pas encore, détendue par ma propre jouissance, je prends les commandes. Enfin, pas pour longtemps…

Je me dégage de son étreinte et me retourne pour lui présenter mes fesses. L’envie qu’il plonge en moi sa virilité de manière bestiale, qu’il m’attrape les hanches en y plantant ses ongles tout en me travaillant avec vigueur. Il enfonce sa verge sur toute sa longueur, je râle dans un relâchement d’air qui dure une éternité. Il m’attrape soudain le bras droit, puis le gauche, avec détermination et fermeté. Il me maintient ainsi les poignets croisés pendant quelques instants, s’appuyant dessus, ce qui ne manque pas de réveiller mes instincts de soumise sexuelle et d’augmenter mon excitation déjà sans pareille.

Après plusieurs immersions, je le sens s’immobiliser au fond de moi et attraper quelque chose à côté de lui. J’en profite pour libérer mes seins qui s’étaient retrouvés écrasés par la répétition ardente des mouvements. Tout en gardant les poignets croisés dans le dos. Une douceur m’enlace les doigts, remonte lentement jusqu’à mes avant-bras, puis se tend autour de mes poignets. Il m’attache. Je ne peux me retenir de gémir. J’aime cette idée, j’aime qu’il la réalise, j’aime lui appartenir.

Je le lui dis. Je le lui souffle. J’expire des suppliques d’offrande : qu’il me prenne là, maintenant, tout de suite, qu’il entre en moi, qu’il prenne possession de ce qui est à lui. Il me demande où… Je suffoque, je me consume, qu’il le prenne, ce Graal auquel il tient tant. C’est à lui, je le lui répète à l’envi. Je m’offre corps et âme, je m’offre coeur et cul. Je m’offre… je sens le lubrifiant couler le long de ma raie. Je l’entends appliquer le baume sur son sexe, je frémis, j’appréhende, je m’impatiente, tout à la fois.

Il cherche son chemin, prend ses précautions, arrive tout en douceur. Il commence à pénétrer lentement mon anus, m’ouvrant délicatement malgré le format plus que convenable de sa verge. Je le sens s’enfiler au plus profond de moi, je vis sa progression par chaque cellule de mes chairs ultra vascularisées. Chacun de ses tremblements de plaisir trouve un écho en moi. Je murmure des “oui”, des “non”, il n’en tient pas compte et il fait bien. J’aime qu’il ne me demande pas mon avis. Je lui appartiens.

Jusqu’à la garde. Maintenant, il va pouvoir disposer de mon cul comme bon lui semble. Et il ne s’en prive pas. Je ne peux me retenir de l’appeler, encore et encore, je suis au bord d’exploser, il m’allume comme un millier de feux de Bengale. Des couleurs passent derrière mes paupières closes, celle que je devine du foulard qui me lie les mains, celle qui s’imposent à moi quand je le sens buter contre mes fesses, celles qui m’annoncent qu’un nouvel orgasme se prépare. Les sensations sont indescriptibles, le plaisir si intense…

Il va venir vite. Je crie, il râle, j’appelle sa jouissance, il soupire. Il me prend si vite, si fort, si délicieusement que j’ai envie que ça ne s’arrête jamais. Ambivalence de le sentir s’abandonner en moi et de maintenir l’instant. Il jouit fort, vibrant le long de mon périnée, poussant des cris étouffés si excitants. Je sens chaque giclée comme si le bout de ma langue était collée à la base de son sexe. Sa jouissance n’est pas la même quand elle arrive dans ma bouche, sur ma main, dans mon sexe ou mon anus.

Cette dernière est animale, puissante, mais aussi délicate et sensitive. Ce que j’apprécie le plus quand il jouit dans mon cul, c’est la manière dont je peux ressentir chaque tressaillement, chaque pulsation, comme si je vivais moi-même l’éjaculation. Il me souffle son amour du bout des lèvres, dans une expiration de béatitude, puis se pose de tout son poids sur moi, ce qui ne manque pas de m’arracher une énième contraction de plaisir. Je sens ses lèvres fraiches se poser dans mon cou. Sa main me dégage le visage, recouvert par mes cheveux longs qui ont valsé pendant notre fougueuse union, puis il me picore de baisers.

Tendresse… Animalité… Fantasme… Soumission… Plaisir partagé…

Un soir sur hotmail (4)

Vous ne me harcelez même plus… je ne peux même pas compter sur vous pour égayer mes journées un peu tendues de ces dernières semaines… je vous en veux à mort… même vos derniers mails ne me calment pas (encore qu’heureusement, je préfère largement y être sensible…)

Mmmm…. C’est que vous même vous donniez assez peu de vos nouvelles (ce qui ne me vexe en rien !) Et puis j’ai peur de vous lasser à vous envoyer encore et toujours de telles images ou vidéos…
Vous n’êtes pas un brin lassée ?
Ou vous préférez en recevoir encore pour vous branler, ponctuellement, devant l’intimité de ma pornographie personnelle ? Ce dont je serai ravi…

Dans ce cas, recommençons avec une question crue (et illustrée).

Vous me toucheriez ainsi, doucement, en même temps que ma queue s’enfoncerait dans votre cul ?

Vous aimeriez que je vous maintienne ainsi pour me branler, en fixant votre cul ? En vous disant les pires mots crus qui existent bien sûr…

Vous aimeriez que je vous touche, que je vous palpe, que je vous écarte… pendant que vous vous godez pour moi ?

Vous aimeriez être obscène, ouverte, béante… à ma merci, à attendre que je vous baise par le cul ?

Un peu de tenue…
Je sais m’arrêter lorsque la pudeur s’impose…
Bonne soirée, quelle qu’elle soit !

J’aime votre pudeur, elle me permet de rester sur ma faim… mon partenaire aime aussi votre pudeur, elle lui permet de profiter de ma frénésie… je ne vous ai jamais dit que j’appréciais particulièrement de vous entendre en pleine action ?

Vous y entendre soupirer, diriger… sur l’une, vous vous extasiez sur la croupe de votre partenaire, lui rappelant un engagement qu’elle aurait pris envers vous, et sur l’autre, vous avertissez de votre jouissance imminente… que du bon en somme.

J’aime beaucoup l’idée que vous puissiez vous caresser en regardant mon sexe, en écoutant mon souffle…

J’ai beaucoup aimé les derniers envois… je vais les revoir ce soir, car je suis seule et j’ai besoin de m’amuser un peu…

Vous ne vous lassez pas de cette débauche d’images d’un vulgaire inconnu ???

Mmhhh, laissez moi réfléchir…. mmmhhh… non.

Et sinon, au choix, j’ai pour vous… le cliché d’un objet que j’utilise souvent… la prise au dépourvu de l’un de mes yeux noyé dans mes cheveux… une photo crue (et révélatrice de mes préférences) de mon anatomie…

Dites-moi ce que vous préférez recevoir…

Je penche sans hésiter pour la photo crue.
Je sais déjà que je me caresserai devant.
Et vous, qu’aimeriez recevoir de moi que vous n’avez pas déjà ?

Sensations (1)

Il est loin. Et comme à chaque fois quand il est loin, l’envie ne se calme jamais. Pas une seconde de répit. Normal, il n’est pas là pour l’apaiser, cette envie toujours en éveil, qui s’épanouit dès que mes pensées s’envolent vers lui. Jamais un homme ne m’a autant stimulée, même à distance.

L’ouïe par exemple…

Le simple fait d’entendre sa voix dans le creux de mon oreille, diffusée par un combiné téléphonique ou son souffle directement envoyé sur mon lobe, m’électrise. Après quelque temps, les choses du quotidien peuplent nos conversations, bien entendu… mais lorsqu’au détour d’une phrase, d’un mot, une amorce de rire se fait entendre, une expression qui lui est propre est lâchée, mes neurones s’emballent. Je suis très sensible aux sons, certes, mais il a ce petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence.

Lorsque sa langue se délie et qu’il me murmure ses envies, je décolle. Il m’emmène, par la simple force de ses mots, aguicheurs et doux à la fois, dans un pays d’attente délicieusement insupportable. Son étreinte vocale a systématiquement le même effet : elle attise mon désir. Il fait jouer son souffle dans mes cheveux, sur ma peau, dans ma bouche, sa respiration donnant le rythme à mes pulsations libidineuses.

Alors que la température monte d’un cran grâce à tous nos  sens conjugués, son vocabulaire se transforme petit à petit, pour devenir plus suggestif, plus sauvage parfois, toujours aussi efficace bien entendu. Ses prémonitions quant à nos exploits à venir, ses fantasmes qu’il conserve précieusement inassouvis, les images qui défilent derrière le désir qui s’anime dans son regard, dans ses gestes, dans sa voix.

“Viens là…”

“Tu es à moi…”

“J’aime sentir ta peau frissonner…”

“Oui, comme ça, ne change rien…”

L’avoir dans ma bouche ne me prive que d’un plaisir, celui de communier par les paroles avec lui. Ponctuer chacun de ses gémissements par l’expression de mes propres pulsions, qui deviennent animales dans ces circonstances. Le sentir se tendre sous l’effet de ma langue, l’entendre râler quand je l’engloutis presque, ordonner, une main accrochée à mes cheveux, de continuer, le deviner, plus que l’entendre, soupirer de plaisir intense… le pied intégral.

“J’ai envie d’être en toi…”

“Ton odeur… tu m’enivres…”

“Bouge ma belle, montre-moi que tu aimes…”

“Te prendre est si bon, je ne sais pas si je vais attendre…”

Accompagner notre réunion de mots si simples et excitants à la fois, voilà ce qu’il sait faire. Jamais vulgaires, parfois trop sages, toujours adéquats. Je lui réponds sur le même ton, de temps à autre avec des termes plus osés, et quand le plaisir est à son paroxysme, ou proche de l’être, il n’y a que mes râles qui peuvent se faire l’écho de ses interventions verbales.

Ma jouissance s’annonce, je le lui dis, alors il active ses mouvements sous le claquement de mes mains, et adapte le rythme de son flot de paroles, d’un timbre grave, prononçant chaque mot avec une lenteur calculée, m’invitant à m’abandonner avec délectation, scrutant la moindre de mes réactions, suscitées par les sons qu’il m’envoie avec tant d’amour et de désir. Je me lâche, l’orgasme explose avec mes cris non contrôlés, mes mouvements saccadés, je le vois sourire et prendre le retour de toute l’intensité des sensations qui m’habitent à ce moment précis.

Le calme revient, avant la prochaine tempête, la sienne. Il reprend ses mouvements, les intensifie, augmente l’amplitude, claque sa peau contre la mienne, me faisant frôler une autre extase, se préparant à jouir au plus profond de moi. Sa respiration change, il ne peut plus retenir ses gémissements qui se transforment rapidement en râles dévastateurs quand je m’approche de son oreille pour mieux lui communiquer mon plaisir, par le biais de mon souffle, ma voix, ma langue. Il arrive parfois à glisser un mot tendre, une phrase plus ou moins construite sur l’évènement imminent, puis vient enfin en moi, accompagnant sa libération par un mélange de sons indescriptibles mais d’une puissance phénoménale.

J’aime l’intensité de nos échanges oraux, quels qu’ils soient… de la conversation banale à l’excitation sexuelle en passant par nos préliminaires qui n’en sont plus…

Un soir sur hotmail (3)

Je ne vous envoie pas moins une petite pensée…

(sourire)  Vous avez toujours la phrase, le mot qui élargit mes lèvres…

Dommage qu’il s’agisse de votre bouche…
J’ai pensé à vous ce week-end, lors d’une scène très crue…

Je n’ai rien précisé, vous l’aurez remarqué…
Racontez-moi, changez moi les idées s’il vous plait.

Rien précisé en effet…
J’ai vu un ancienne amante et nous avons joué à faire des films…
J’en ai fait plusieurs en pensant à vous.
Elle est à quatre pattes et me présente ses fesses…
… pour des jeux que vous affectionnez également je crois…
Vous êtes sexuelle ce soir ?

Disons que… la situation est plutôt excitante, je suis sexuelle et pas seule dans la pièce… une idée en tête ?
Vous revoyez souvent vos amantes de la sorte ?

Si vous n’êtes pas seule dans la pièce, je ne vous tenterai pas en vous envoyant une vidéo très crue.
Non, je ne revois aucune ex-amante, sauf elle, très rarement.
Deux ou trois fois par an.
Vous avez des amants vous ?

Diable, je ne vais pas être beaucoup plus disponible ce week-end, et vous me mettez l’eau à la bouche avec cette vidéo…
Concernant les amants, ma réponse varie en fonction de mes engagements…

Une photo extraite de la vidéo… ça vous inspire quoi ?

J’en dis que vous êtes diablement efficace (ronronnement de femelle en chaleur) il y en a beaucoup comme ça ?

Oui, plein…
Il suffit de faire un clic pour prendre une photo de la vidéo…
alors des clics, pour vous, j’en ai fait quelques-uns…
Ca me fait bander de vous envoyer ça…

(sur la deuxième photo, ma main claque évidemment…)

(sourire) et ça ne m’en fait pas moins d’effet…
Vous continuez à travailler mes lèvres, alors que les supérieures s’apprêtent à manger…

Le simple fait de voir ses fesses participe à votre excitation ?
J’aime cette idée que votre sexe ne reste pas insensible…
Je vous en envoie une autre dans la foulée…

(vous aimez vous offrir de la sorte ?)

Oui, j’aime, et pas plus tard qu’hier soir, je m’y suis prêtée dans un flot de tequila et quelques grains de sel, absolument divin.
Qui a initié ces retrouvailles ? elle ou vous ?

Ce coup-ci, c’était moi…
C’est un plug que je m’apprête à lui mettre…
Qu’est ce qui domine comme sentiment lorsque vous offrez ainsi votre cul ?

(comme ça doit être bon de se faire ouvrir comme ça…
… de se laisser doigter doucement, avec vice…
et comme ça doit être bon également de sentir qu’on cède…)

Le sentiment qui prédomine, c’est l’excitation, la fébrilité, puis vient immédiatement derrière la soumission, l’envie de se donner sans retenue…

J’ai mangé sur le pouce, mais c’est surtout quelques préliminaires qui m’ont empêchée de vous répondre dans la foulée (évidemment, les clichés que j’ai matés sans honte n’ont rien à voir avec tout ceci, non, non, non…)

A mon tour, je vous souhaite une bonne nuit, aussi mouvementée pour le début et douce pour la fin que sera la mienne…

J’aime beaucoup ça, que vous matiez sans honte mes mains qui pétrissent un cul offert… Ne changez rien…

Bonjour à tous !

Oui, je suis restée absente bien longtemps… beaucoup de grands évènements à gérer, un temps à dompter, ce qui n’est pas une mince affaire vous en conviendrez et des tas de brouillons qui s’accumulent dans l’administration de mon blog et qui n’attendent qu’une chose : satisfaire vos envies de lecture audacieuse.

J’ai continué à consulter les blogs qui font partie de l’univers de Succuba et ai donc pu continué à me délecter, de mon côté, de tous ces textes et clichés aguicheurs et émoustillants. Je me dois de rendre la pareille aux tenanciers, mais aussi à mes chers lecteurs qui n’ont pas déserté le navire !

La publication hebdomadaire va donc reprendre du service, avec le premier article mercredi prochain et en attendant de peaufiner chaque perle de textes sulfureux que j’ai en attente, je vais étudier attentivement les propositions de collaboration que j’ai pu apercevoir au milieu de vos commentaires.

A très vite !

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