Première fois (1)

Ma première fois… une réussite (oui, je sais, c’est rare) ! C’est aussi la première fois que je prenais un sexe masculin entre mes mains et la première fois que j’en voyais un, autre que ceux de ma famille (nous ne sommes pas très pudiques) d’aussi près ! Un bel étalon guadeloupéen à peine majeur, avec tout le tact et le doigté nécessaire à ce genre de situations.

Allongés dans sa salle à manger, après nous être caressés à travers nos vêtements, il a déboutonné son pantalon et a collé ma main sur son caleçon. Un peu perturbée par la nouveauté, j’ai caressé doucement, très lentement, certainement trop, puisqu’il m’a encouragée du plat de sa main, accompagnant mon mouvement. Puis, il a sorti son sexe, énorme pour mes yeux de vierge effarouchée, mais qui ne m’a pas refroidie pour autant pour la suite des évènements. Car oui, je le sentais, j’allais me donner à ce garçon si prévenant et pour lequel mon coeur battait la chamade quand il était à mes côtés.

Une fois la rencontre avec son instrument savourée,  il s’est occupée de moi, avec tous les égards que méritait ma condition de l’époque. Doucement, le long de ma fente, doucement, il s’est glissé dans ce qui devenait déjà bien humide, doucement il s’est introduit en moi avec son majeur. J’avais envie de lui. Du moins, c’est de cette manière que j’ai interprété la chaleur qui irradiait le bas de mon ventre.

Il m’a entrainée dans sa chambre, s’est adossé au mur lorsqu’il s’est assis sur son lit,  puis m’a déshabillée alors que j’étais debout à ses côtés. Une fois nue, il a ôté son pantalon et s’est allongé sur le dos, tout en m’amenant sur le lit. Je me suis collée à lui, ventre contre ventre, et nous sommes restés ainsi à nous embrasser et à nous caresser. Son désir ne faiblissait pas, le mien ne faisait que bouillir.

Il a alors attrapé son sexe pour le diriger vers mon hymen prêt à être sacrifié pour la cause (enfin, je suppose qu’il était là, ou peut être pas, car nous n’avons eu aucune manifestation de sa part après nos effusions). Je le sentais à l’entrée de mon intimité, puissant et volontaire. Il a grappillé quelques centimètres sans difficultés, puis s’est retrouvé ralenti dans son élan.

Là, un petit miracle s’est produit : mon amant m’a chuchoté des mots doux, rassurants, je me suis sentie aimée, en confiance, je me suis détendue et… l’ai senti m’investir ! Sa queue avait forcé mon passage avec rapidité et aisance, non sans douleur pour moi. Fulgurante mais passagère, elle s’est rapidement calmée avec la sensation de plénitude qui m’a envahie instantanément. Le plaisir de me sentir pleine, de le percevoir en mouvement à l’intérieur de moi. Ces ressentis nouveaux et délicieux me rendait euphorique. Avec un sourire, je lui confiais mon soulagement de ne pas avoir eu plus mal. Il a ri légèrement, ce qui nous a amené de nouvelles émotions à l’un comme à l’autre.

Puis il a commencé à danser lentement sous moi. Et j’ai pu ressentir mes premières sensations de plaisir. Cette spirale que je connais maintenant si bien, a été ébauchée ce jour-là. A peine quelques pointillés, mais déjà une solide trajectoire. Il se mouvait avec un regard enjôleur, guettant la moindre de mes réactions. Je hoquetais parfois, souriais souvent, fermais les yeux plus que de raison, je dégustais ce qu’il m’offrait à la force de son bassin et de ses abdominaux. Ses mains sur mes hanches me guidaient dans l’accompagnement de ses mouvements. Je sentais le feu de la pénétration délicate se mélanger aux braises qui naissaient dans mes chairs.

Je n’arrivais pas à croire que j’y étais et que ça me faisait du bien. Je m’étais fait une telle montagne de cette première fois, du mauvais trip que ça provoquait invariablement chez toutes celles qui m’en avaient parlé, que de vivre une expérience aussi positive me transportait encore plus. Il s’est arrêté de bouger pour attirer mon visage vers le sien et m’embrasser goulûment. « A toi maintenant ». Il m’avait tétanisée avec trois mots. D’un coup, tout le stress était revenu. Me voyant interdite et pétrifiée, un sourire de tombeur s’est collé sur son visage alors qu’il me rassurait, encore une fois, de sa voix chaude : « je vais t’aider ».

Je me suis soulevée, à peine, juste pour sentir son sexe sortir légèrement de son nouvel étui moite, puis il m’a fait redescendre d’un geste ample et maitrisé. J’ai laissé échapper un soupir de surprise et d’entrailles allumées mélangées. Encore d’autres sensations, bien plus fortes cette fois. J’ai donc recommencé le manège, gérant le mouvement seule de A à Z. Encore plus intense. J’ai refait l’exercice plusieurs fois, jusqu’à en devenir rouge d’effort mais surtout, de plaisir. Je ressentais pour la première fois un désir assouvi. Tous ces fourmillements provoqués par la simple vue de mon petit ami qui trouvaient enfin un apaisement, lequel se trouvait être à la fois tellement explosif ! Une ambivalence dont j’ai aimé faire la connaissance à ce moment précis…

Ni l’un ni l’autre n’avons joui ce jour-là. Nous avons continué à savourer notre étreinte pendant quelques instants, le temps d’échanger de nouveaux mots tendres, de déposer quelques baisers ici et là… Ce pieu planté en moi m’a faite femme, la femme que je suis aujourd’hui, ardente de désir au quotidien et toujours prête à la bagatelle. Des prédispositions ? Sans aucun doute, mais également ce genre d’expériences, qui donnent envie de continuer à découvrir le sexe dans toute son essence. Un précieux sésame pour qui a envie de s’épanouir sexuellement.

Un jour de formation… et de sms…

J’ai juste envie de toi, là, maintenant…

Seulement là, maintenant ? (bon, c’est malin, je suis en public moi…)

Oui, encore plus là maintenant, envie de prendre en bouche le sexe que je viens de voir dressé…

Toi, tu tiens vraiment à ce qu’on me voie bander… heureusement que le film les captive… (je voudrais déchirer ce décolleté qui emplit ma mémoire)

Mmmhhh, que j’aime les mots que tu emploies… J’avoue que de te faire de l’effet est le but recherché… c’est de ta faute, fallait pas m’exciter ! Tu imagines, ma langue glisser le long de ta queue, en happer le sommet…

(c’est réussi…) et imagine mes mains glissées dans tes cheveux, caressant, encourageant, te maintenant aussi, pendant que mon orteil s’insinue entre tes cuisses…

Le bout de ton pied qui s’invite dans mes fluides, ta main qui rythme la cadence de mes lèvres, je t’engloutis, loin, goulûment, à l’affut du moindre gémissement, m’aidant de mes doigts sur tes rondeurs pour te faire grimper d’un cran (diable que j’aime te sucer…)

Délicieux partage entre l’abandon, ma queue entre tes lèvres, et le contrôle, ne serait ce que pour empêcher ma jambe de trembler et laisser mon pied entrer plus avant en toi, dans ta chaleur et ta moiteur, regrettant dans un soupir de ne pouvoir y plonger ma langue…

Profite de ce moment, sens ma langue s’activer autour de toi, tu auras bien le temps de venir me goûter alors que tes mains sur moi auront augmenté le miel à déguster… Entends le plaisir que je prends quand tu pénètres ma bouche…

Oui, continue à gémir, tu m’excites et me donnes envie d’aller plus vite, plus loin dans ta gorge, d’agripper tes seins et les sortir de ton décolleté, presque violemment…

(je suis en feu… et en eau) mon sexe se contracte quand je te sens aller si loin en moi, mon corps crie son envie d’être possédée, je me liquéfie littéralement, ambivalence entre le désir de te faire jouir et le plaisir de multiplier les échanges…

De même, l’envie de jouir dans ta bouche et celle de te renverser pour posséder ton sexe se succèdent et se mélangent… je m’allonge et attire à nouveau ta tête d’une main, tandis que l’autre investit enfin ta grotte brûlante… (et moi donc, à cet instant, je suis en train de me caresser, trop envie de toi…)

(j’allais justement te le suggérer… raconte moi) la simultanéité de mon plaisir anal et de mon plaisir oral m’enflamme, mon bassin ondule sous ton assaut, j’accélère mon mouvement autour de ta queue…

(tu pourras même le voir, mon amour, adossé au mur, les jambes un peu fléchies, la main autour de ma queue… vite… vite) ma respiration s’accélère, mes doigts te fouillent, partout à la fois, titillent, creusent,  je sens mon plaisir qui monte (en vrai aussi d’ailleurs…)

(toi alors ! tu n’as pas idée de l’état dans lequel tu me mets) la sensation de t’appartenir m’envahit en te sentant partout à la fois, j’arrache ma bouche avec regret pour la souder à  la tienne, ton doigt toujours dans mon cul, je te supplie « prends-moi »

(ma main attrape le chambranle, joli mot… bientôt…) et presque à regret aussi je laisse ta bouche abandonner ma verge, te repousse un peu fort… j’attrape tes mains pour les bloquer dans ton dos, à ma merci, et m’enfonce en toi alors même que ton visage touche à peine le matelas…

(je commence à avoir du mal à donner le change… t’imaginer, là… mmmhhh) passé le hoquet de surprise, je laisse échapper un long râle, m’ouvre encore plus sous l’effet de tes mains sur les poignets, que tu délaisses pour mes cheveux et me monter avec fougue…

Oui mon amour, cambre toi et utilise tes mains maintenant libres, caresse toi, branle toi pendant que je te prends… (presque…)

(c’est bon de te savoir en proie au plaisir) pas besoin de beaucoup de stimulation pour faire monter la pression, envie que tu jouisses, je donne les coups de rein libérateurs…

Je ne résiste pas si toi aussi tu t’y mets, traitresse… Mes ongles se plantent dans ton cul tandis que je me laisse aller en haletant ton prénom… (alors tu peux m’imaginer y succombant… tu me fais faire de ces choses…)

C’est parce que je t’aime… tout comme j’aime te sentir prendre ton pied en perdant pied, justement…

Et tout comme je t’aime et j’aime me perdre en toi… Mon amour… Merci…

Les sept vérités (3)

Parce que les précédentes n’étaient que fictions inspirées des écrits d’une autre (enfin, fictions, fictions…), j’ai décidé d’aller contre mon principe élémentaire instauré à la création de ce blog et de me livrer sans fards ni mots romancés. Enfin, doux et susurrés quand même, les mots, parce que bon…

1. Les vérités n°1, 4, 6 et 7 déjà écrites à partir des mots d’Ange Solaire sont des envies, besoins et émotions qui s’appliquent totalement à ma personne. Je suis une amoureuse… Je ne sais pas résister quand un homme murmure mon prénom… J’aime le sexe de l’homme… Mentalement (sexuellement ?) je réfléchis souvent comme un homme… sinon, pourquoi l’envie de rebondir sur les vérités de notre Ange m’aurait prise de la sorte, viscérale et urgente ? La lecture de l’article en question a réveillé en moi des sensations bien connues, des mots déjà dits, des idées déjà partagées. Très sensible à l’ouïe, comment résister quand mon prénom est chuchoté à mon oreille, investie par ailleurs, sous le charme de mon assaillant ? Amoureuse, sans nul doute, de tout, de chacun, comme je l’ai détaillé auparavant, mais aussi des mots. Ces mots qui naissent sous mes doigts, qui virevoltent dans mon esprit en attendant leur libération. Tantôt excitants, tantôt douloureux, quelques fois amusants, d’autres fois romantiques… Les mots et moi, c’est une histoire de cul, de coeur et de raison.

2. J’ai connu mon premier orgasme très (très très) tard, la vingtaine bien entamée… Une seule fois avec mon compagnon de l’époque, lors d’un (très très) long 69. Une relation volcanique, sexuellement satisfaisante sans être ébouriffante (je sais ce que c’est depuis, vive la maturité), des pratiques libres mais classiques (je connais d’autres champs d’intervention maintenant, vive l’expérience). Sur le moment, je n’y ai même pas fait attention. Véridique. Ce n’est pas longtemps après, quand le plaisir solitaire a pris plus de place  que prévu dans ma vie sexuelle, que j’ai su ce qu’était un orgasme (un vrai) et que  je me suis souvenue que je l’avais déjà ressenti auparavant. Aujourd’hui, c’est devenu une chose banale et systématique. Mais non, je plaisante ! Je crois au contraire que c’est une des rares sensations physiques qui se renouvelle à chaque fois, jamais identique, jamais amenée de la même manière, avec une saveur et une intensité différente à chaque fois.

3. Je suis plutôt dominante au quotidien et dominée dans l’intimité. Je dis « plutôt » car ce n’est pas une exactitude mais une tendance. J’aime être possédée au coeur de mes ébats, être sous son emprise, lui appartenir et devenir parfois l’objet sexuel de son désir. Les liens, les ordres, les (légères) contraintes, les claques sur les fesses, les mains qui deviennent serres, les cheveux maintenus, autant de gestes et de paroles qui me font me liquéfier plus que de raison (oui, parfois trop). Par contre, dans la vie de tous les jours, je n’aime pas que l’on me marche sur les pieds, j’ai la langue bien pendue et le verbe haut… De temps à autre, j’aime inverser la vapeur… m’adoucir dans la journée pour devenir féline dans la nuit… il ne le sait pas encore, mais une petite surprise le guette.

4. Depuis que j’ai un piercing, les hommes me regardent différemment. Déjà, avec le tatouage, les regards s’étaient modifiés, mais là, c’est flagrant. Je suis , à ce qu’on dit, une femme qui « respire le sexe » (on peut dire aussi « qui a des yeux qui sentent le cul », on me l’a déjà sorti celle-là, tout en finesse et en douceur). Depuis mon adolescence, j’attire les regards, avant même qu’ils n’atterrissent sur mes seins que ma marraine la fée a voulu de taille plus que correcte. J’ai toujours plu, et ce quelque soit mes variations de poids, de comportement ou de statuts social et matrimonial. Des sifflements des ouvriers aux dragues ouvertes à la bibliothèque, des plans strapontins dans le métro aux courriers envoyés dans ma boite aux lettres, des plans « j’te suis en voiture » en te guettant dans le rétro aux questions innocentes au rayon fruits & légumes qui terminent par un « vous faites quoi après ? », je suis régulièrement rassurée sur mon pouvoir de séduction (oui, c’est une chance). Mais alors, depuis que ce piercing est visible sur mon visage, c’est encore différent… une hypothèse ?

Voeux

Une très bonne année à tous !

Oui, je vous souhaite une année 2010 sous les meilleurs auspices…

Qu’elle vous apporte ce que vous désirez le plus, au creux de votre coeur comme de votre chair !

Je ne vais pas détailler la liste des innombrables souhaits que l’on peut faire les uns pour les autres. Piochez vous-même dans ce petit message de rentrée les ondes positives que j’envoie par le biais de mes mots… qui sait, cela marchera peut être ?

Quoi qu’il en soit… A la semaine prochaine !

Succuba

Les sept vérités (2)

La suite des vérités communiant avec celles d’Ange Solaire, des vérités qui n’en sont pas vraiment ou alors, pas toutes… comment ça je maintiens le mystère ? Voici la suite, donc, en attendant les miennes, de vérités…

Je ne sais pas résister à la voix d’un homme qui murmure mon prénom…

Je suis très sensible aux sons. L’ouïe est pour moi le sens le plus exacerbé lorsque je suis en proie à une excitation grandissante. Chacun des autres sens travaillent activement, bien sûr, mais l’oreille est tendue, accroche chaque sons intéressants et le retransmet directement à mon cerveau qui se charge de passer le message aux organes concernés : mon sexe, mes doigts, ma peau… lorsque j’entends un soupir, je suis aux anges, le gémissement est encore plus efficace, il me transporte littéralement. Quand mon partenaire s’amuse à me caresser en accentuant son mouvement pour que mon humidité s’entende parfaitement, je suis carrément dans un état second. Que dire alors, quand il prend un malin plaisir à épeler mon prénom, détachant chaque lettre dans un soupir, pour le finaliser d’une traite de son timbre chaud et envoûtant… chaque lettre cogne contre mon ventre et envoie une décharge de plaisir supplémentaire. Chaque lettre envoyée dans mon lobe fait grimper d’un cran l’impatience qui m’étreint systématiquement quand nos jeux sont bien avancés, celle d’être prise, vite, profondément. Quand mon prénom est lâché dans un souffle brûlant du désir qui nous consume tous deux, je ne résiste pas : « prends-moi… ».

J’ai déjà tracé l’initiale d’un autre sur l’épaule de mon homme alors qu’il me faisait l’amour…

Je le croise régulièrement en me rendant au cours de musique de mon fils. Il est bel homme, grand et d’apparence calme. Vêtu de manière classique, sa prestance indéniable saute aux yeux. Son sourire charmeur, celui là même qu’il m’a dédié dès notre premier regard, m’a, contre toute attente, complètement ravagée. En entrant dans le bâtiment, j’étais encore sous le charme de son visage conquérant. Oui, c’est bien le mot : l’assurance tranquille d’un homme qui n’a aucun doute sur son pouvoir de séduction. Habituellement, ce genre d’arrogance aurait tendance à m’énerver, mais là, je ne saurais dire grâce à (ou à cause  de ?) quoi, cela me laisse rêveuse. Un jour, en reprenant le chemin de ma voiture, je l’ai aperçu qui m’attendait juste devant. Il a pris la parole en premier. Après s’être présenté,  il m’a raconté qu’il m’observait depuis le début de l’année musicale, qu’il attendait que je sois seule pour m’aborder enfin, que je lui plaisais beaucoup. De surprise je suis passée à complètement gênée, car même si je connais l’étendue de mon pouvoir de séduction sur les hommes, je ne suis pas non plus la destinatrice quotidienne de déclarations de ce type. Nous avons discuté une petite heure, debouts, sur le trottoir. Il m’a eue à la première phrase. Les autres se sont contentées d’enfoncer le clou : j’avais envie de lui. Là, tout de suite. C’était bien évidemment impossible, cela aurait été trop facile. J’ai du repousser son invitation immédiate. Je n’avais pas peur de l’inconnu, ce papa que je croisais depuis si longtemps me donnait la sensation incongrue qu’il faisait partie de mon cercle amical. Simplement, je n’étais pas libre… en terme de temps, bien évidemment.  Alors le soir même de cet abordage pas banal, lorsque mon homme s’est approché de moi dans le lit que nous partageons pour beaucoup de choses, c’est à « lui » que j’ai pensé. Quand il a englouti mon intimité dans sa bouche, c’est à « sa » bouche que j’ai pensé. Quand j’ai joui une première fois sous les lèvres de mon homme, c’est « son » prénom que j’ai murmuré silencieusement. Quand il m’a investi de toute sa raideur, me travaillant avec entrain, c’est « sa » queue que j’ai imaginé en moi. Quand il a ralenti le rythme et s’est lâché profondément, c’est le prénom de mon futur amant que j’ai dessiné sur l’épaule de mon partenaire.

J’aime le sexe de l’homme.

Son odeur, sa forme, son goût, sa texture, ses bruits, les effets qu’il peut produire, son potentiel… J’aime qu’il ne soit pas fraichement lavé : propre, mais réussir à sentir l’odeur primaire de son propriétaire, m’en délecter et m’exciter sur cette fragrance si particulière et fidèle à chaque homme. Le savourer aussi, tantôt doux, tantôt piquant de la première goutte, tantôt velours, tantôt chair mouillée… faire courir mes doigts autour de lui, m’attarder sur le gland si sensible, le frein si fragile, sentir l’homme tressaillir sous mes caresses, qui descendent jusqu’à ses bourses, en font le tour, redessinent la ligne parfaite qui se dresse sous mes yeux, ma bouche. En apprécier chaque courbe avec ma langue, le lécher pour en savourer chaque parcelle, le gober et le faire rencontrer mon palais, ma gorge, multiplier les va et vient pour le sentir palpiter dans ma bouche. L’entendre se décalotter avec vigueur et désir quand il m’investit, m’émerveiller encore et toujours de son pouvoir sur moi, sur mon plaisir, sur ma jouissance et le sentir me livrer le point d’orgue de mon excitation, un orgasme intensément sonore.

Mentalement, je crois que je réfléchis souvent comme un homme…

C’est je crois pour cette raison que ma vie sexuelle est si épanouie. La pénétration, si elle n’est pas un but ultime dans mes ébats sexuels et amoureux tient quand même la première place dans mes préférences. Elle est tellement variée et variable qu’elle représente mille actes sensuels à la fois. Et ce sentiment de puissance, de domination, que doit ressentir un homme lorsqu’il entre dans un sanctuaire féminin, le plaisir de diriger d’une baguette de chef d’orchestre confirmé les sensations de sa partenaire, par le rythme d’un déhanché, la force de quelques abdominaux, la profondeur d’une queue. Quelle intensité dans cet acte tour à tour tendre et animal, charnel et cérébral, une intensité que j’aimerais éprouver, dans tous les sens du terme. Prendre à mon tour, un homme de préférence. Goûter à cette explosion des sens de l’autre côté du tableau, en être la maitresse de cérémonie, user et abuser de ce pouvoir de pénétrer à ma guise. Et faire ressentir également. L’amplitude de la possession, qui se déroule des pieds au sommet du crâne lorsque nous sommes pleines d’une raideur masculine, l’abandon à un sexe qui  n’est pas le nôtre et qui nous procure pourtant tout autant que notre intimité lorsque nous la sollicitons. Ce plaisir de se laisser aller au bon vouloir de l’autre, pour finir par reprendre le cours des évènements en main, par le biais d’encouragements ou de changement de position. Faire découvrir à l’amant le bonheur de se donner entièrement, tout simplement.

Nocturne (1)

Les vagues viennent lécher ma peau encore sèche, langoureusement, tièdes et douces. Immergée jusqu’à la taille, je m’amuse de la couleur ocre de l’eau, légèrement mordorée par endroit. L’écume scintillante et aérienne est un régal pour les yeux. L’eau m’entoure et me remplit, je la sens titiller mon intimité au rythme de ses flots. L’air est moite, la nuit violette donne une teinte magique à ce moment si… particulier. L’eau s’immisce maintenant en moi, avec tact et fermeté. Un doigt d’eau me caresse à l’intérieur et je sens mes fluides se mélanger au liquide salé. Je cligne des yeux, les images se télescopent.

Dans la pénombre de la pièce, je sens juste son odeur qui m’enveloppe. Son bras passé par dessus ma taille bouge imperceptiblement. Il accompagne les mouvements de sa main posée plus bas, beaucoup plus bas. Il fouille mon sexe d’un doigt tendre et aventurier. Dos à lui, je me remémore les images encore parfaitement ancrée dans mon esprit, respire l’iode imaginaire restée dans mes sinus, profite de la sensation tiède de cette vague d’apparence humaine.

Son souffle excite mon oreille et sa bouche ne tarde pas à trouver le grain de mon cou. Ses baisers se font mouillés, sa langue joue avec ma chair de poule comme une anguille chasserait du plancton. Je sens son désir contre mes fesses. Il continue son petit manège et sait parfaitement jouer avec mes sensations : il plonge, le plus loin possible, pour ressortir frotter son doigt contre ma fente, ce qui ne manque pas de me faire tressaillir, puis retourne dans la moiteur de mon envie.

Alors que sa bouche parfait le mouvement de sa main, je continue à me réveiller et les soupirs se font plus sonores. Le plaisir monte, petit à petit, et je n’ai rien envie de faire pour intervenir. Ni pour augmenter la tension, ni pour l’apaiser. Juste l’ambition de prolonger ce rêve sensuel qui m’a parfaitement mise en condition. Qu’il profite de moi encore, alors je ne cherche pas à conceptualiser ce qui se passe. Je m’abandonne, profite de ce demi-sommeil pour n’en prendre que l’essence sexuelle.

Je le sens mordiller le lobe de mon oreille et l’entends me chuchoter un mot d’amour. Je soupire d’aise, ondule mon bassin, timidement, somnolente. Son sexe se fait plus hardi et se cale dans ma raie, séparant mes fesses d’un mouvement efficace. Il titille mon anus de son gland, j’ouvre la bouche pour lui dire quelque chose mais mes cordes vocales ne fabriquent pas le son. Je me contente de glisser ma main sur ses fesses, poussant son bassin contre le mien, maintenant mes yeux fermés.

Il se recule, me tourne doucement sur le dos, écarte mes jambes et s’allonge sur moi. Il aime faire jouer sa queue à la surface de mon sexe, pour faire enfler mon désir. Je gémis faiblement, j’entrouvre les yeux, je le vois sourire. Ce sourire conquérant que j’aime tant, satisfait et comblé à la fois. Je replonge dans les semi-limbes de mon expérience quasi tantrique. Il force mon intimité, lentement, sans réelle précaution mais sans me faire mal non plus. J’aime ce moment entre l’animalité et l’égard. Un concentré de plaisir en quelques secondes de pénétration.

Sa verge entre en moi, s’accrochant parfois à mes peaux, retrouvant toujours le glissement nécessaire grâce à mes sucs. Il me remplit de toute sa vigueur nocturne et ne bouge plus pendant un bref instant, juste le temps de se contracter au creux de moi, que je sente la chaleur de son membre se mélanger à celle de mes entrailles. Il niche son nez dans mon cou, me respire, me lèche, puis me susurre un compliment totalement renversant. Je m’ouvre encore plus, l’invite à poser une cadence, empoigne la peau de son dos avec toute la force que mes mains peuvent avoir dans ce sommeil perturbé.

Alors qu’il va et vient en moi de plus en  plus vite, de plus en plus fort, je lui lacère le dos. Il en grogne de surprise puis de plaisir, ce qui redouble l’ascension de ma spirale de jouissance. Elle s’enroule avec ardeur, diffusant sa tension dans mon corps tout entier, je pose mes mains sur ses fesses, les yeux toujours clos. L’orgasme me terrasse, emmenant avec lui le peu d’énergie que j’avais réussi à réunir depuis le début de nos ébats. C’est à une poupée de chiffon qu’il fait honneur, lui offrant  sa semence dans un long râle, comme un trophée donné dans un souffle inspiré.

Les sept vérités (1)

Je surfe, je lis, je vois qu’on m’alpague, pour un jeu fort intéressant… il s’appelle « les sept vérités ». Tout un programme vous en conviendrez… Sept, ce n’est pas assez ! Et pourtant, je dois bien m’incliner et traiter le sujet donné avec ses contraintes imposées et délices annoncés.

Alors pour ne pas dénoter, je vais jouer avec les mots, les impressions et les envies d’une autre. Celle qui m’a épinglée comme un joli papillon qui passait à sa portée va se voir transformer en muse malgré elle (est-ce un si terrible châtiment pour avoir voulu me capturer ?).

Sept vérités, sept tableaux, crus ou doux, poétiques ou réalistes, salés ou sucrés, tour à tour sensuels, sexuels, voluptueux. Voici les trois premiers, qui commencent donc ainsi…

Je suis une amoureuse…

De la vie, des autres, de l’Homme, de l’homme… Aimer pour mieux vivre, pour mieux ressentir. Aimer pour vibrer, murmurer, soupirer, crier son plaisir. Aimer pour donner, prendre, échanger, offrir, recevoir. Aimer pour être pleine, de vie, d’envie, de moi, de lui. Aimer pour le sentir me respirer, laisser son souffle errer sur ma peau. Aimer pour l’entendre jouir, palpiter au fond de moi, de tout son cœur, de tout son corps, de toute sa queue. Aimer pour le voir se réaliser dans nos ébats, le voir grandir dans nos fantasmes, le voir jouer avec nos désirs. Aimer pour goûter aux fruits défendus, pour découvrir d’autres épidermes, pour lécher le sel des échanges. Aimer pour laisser mes organes communier, mon cœur et mon cul, ma tête et mon sexe, mes tripes et ma bouche, ma peau et mes doigts. Aimer pour rendre chaque caresse orgasmique, vivre des états extatiques permanents, pour que le déploiement d’énergie nécessaire à tant d’émotions me laisse sur les genoux, face à lui, debout, son sexe à la main…

J’ai déjà eu un orgasme au travail…

J’étais arrivée peu après huit heures pour bénéficier du calme de l’endroit. Les trente postes du plateau réduisaient les possibilités d’intimité quand il fallait s’attaquer à des dossiers ardus. Mais le charme de l’open space agissait encore sur notre manager, alors… Je me suis dirigée vers la machine à café pour prendre mon breuvage matinal. Le chef de la section informatique était curieusement déjà là. Je me pensais seule à l’étage. Grand, bel homme, un poil taciturne, il parlait peu. Il faisait souvent l’objet des gorges chaudes de mon service qui restaient comme des poules devant tant de mystère. Les scenarii allaient bon train. J’ai toujours eu un faible pour lui et ça se voyait, les œillades, les sourires… auxquels il répondait toujours poliment, sans plus. Jusqu’à ce matin. Il touillait son café quand je me suis avancée pour commander le mien. Tout a été très vite : je l’ai senti derrière moi, de toute sa hauteur, son menton reposant doucement sur le haut de mon crâne, ses deux mains ont commencé à s’activer autour de mes épaules et de ma taille. Alors qu’il penchait la tête pour m’embraser le cou, ses doigts finir sur mes seins, de longues minutes, pendant lesquelles j’ai soupiré très profondément. Puis, il s’est mis à genoux. Il a manuellement investi mon sexe avec une rapidité enivrante. D’une main il a relevé ma jupe, de l’autre écarté ma culotte. Puis avec seulement deux doigts, après à peine quelques minutes, il a su m’arracher des râles de jouissance. Le temps que je me remette de mes émotions, ainsi que mes vêtements en place, je me suis retournée. Il était parti.

Un grain de beauté en forme de croissant de lune est apparu sur mon sein droit…

Chacun de mes amants à voulu en connaître la signification. Mais à personne je n’ai confié le secret de ce croissant tatoué. Il représente le don que j’ai fait à mon amant préféré. Il est en effet apparu le lendemain de mon initiation. La nuit où je me suis offerte de toute mon âme à cet homme sans mauvaises pensées. Le jour déclinait pendant que mes envies croissaient. Il avait savamment orchestré notre rencontre et l’idée même de ne connaître aucune des règles du jeu qu’il avait préparé, m’avait déjà mise dans tous mes états. Je buvais tranquillement ma coupe de champagne au rez-de-chaussée de l’hôtel lorsque le barman me transmit son message. Chambre 502. Avec délicatesse, je remis mes effets en bon ordre dans l’ascenseur, ne pensant qu’aux fines bulles qui finissaient leur travail de détente. Je frappais à la porte mais personne ne répondit. En ouvrant, je savais que je ne pourrais plus faire demi-tour une fois la pièce pénétrée. C’est le cœur léger et les entrailles en feu que je découvris ce que mon amant avait préparé. Il était habillé en costume sombre, avec une jolie chemise blanche. Diable qu’il était séduisant… Puis le lit, avec ses montants sur lesquels des menottes pendaient, la table de nuit qui présentait différents objets dont je ne connaissais pas l’usage pour la plupart…

Un soir sur hotmail (5)

Et oui, c’est la rentrée…

Vive la rentrée je dirais…

Je suis encore sous le charme de votre dernier cliché. Elle est tout simplement voluptueuse… comment allez-vous ?

Je me porte comme un charme.
J’espère que vous aussi.
Quelle photo auriez-vous envie de recevoir, là tout de suite ?

Comme photo, là tout de suite ?
mmmhhh…. la dernière prise pendant vos vacances.
Pour le charme, c’est toujours d’actualité de mon côté, vous vous en serez douté… et sinon, je tente de me maintenir à flots.

Est-ce à dire que vous vous branlez ?
La dernière prise pendant les vacances ?
Disons que j’ai fait des films pour la fin des vacances…

Hélas non, je reprends juste pied dans le virtuel qui m’a manqué en ces quelques mois d’absence forcée… il est bon de ressentir le plastique sous la pulpe de mes doigts plus de 10 minutes quotidiennes purement utilitaires… ainsi que de redécouvrir les lieux de mes visites nocturnes « d’antan »…
Alors dites moi plutôt comment était votre dernière aventure…

Ravi de vous voir de retour en tout cas… et tant mieux si dans vos visites nocturnes, il y a ma boite aux lettres, surtout si vous me faites d’aussi beaux cadeaux que tout à l’heure…
Ma dernière aventure était assez courte, une petite heure seulement, et assez crue. Je vous raconte ça…

Elle m’attendait nue sur le lit. La porte de la maison est ouverte pour que je rentre. Parfois, elle m’attend à quatre pattes, le cul offert. Mais là, elle était simplement allongée sur le dos, à se caresser et je me suis mis entièrement nu devant elle. Nous avions peu de temps. Elle s’est levée pour venir me sucer, à genoux, avec son cul offert à mon regard dans un miroir. Elle m’a léché les couilles, m’a repris en bouche, m’a laissé un peu baiser sa bouche en la tenant par les cheveux… De temps en temps, je me penchais pour écarter ses fesses, d’une main, afin de la voir s’ouvrir dans le miroir.

Je suis gâtée, je me demande encore ce qu’il va bien falloir que je fasse pour vous prouver ma gratitude… j’ai lu le début du récit, mais quand vient la suite ?

Pour me prouver votre gratitude, une photo de votre chatte,  ouverte et qui permet de deviner la naissance de votre anus… fera l’affaire. Vous voyez, on finit toujours par trouver un arrangement. Voici la suite…

Après m’avoir sucé, elle s’est mise à quatre pattes sur le lit, pour que je lui lèche l’anus. Elle aime beaucoup ça et j’avoue partager ce penchant. Je l’ai godée aussi, comme souvent… Pluggée plus précisément. Et en même temps, nous échangions des propos très crus, sur ma queue qu’elle allait bientôt sentir en elle. Je l’ai prise assez vite, sans lui enlever le plug, pour qu’elle se sente pleine, remplie, femelle… Ma queue épaisse s’est enfoncée doucement, centimètre par centimètre et je l’ai baisée doucement, en la tenant aux fesses, aux hanches, en lui claquant le cul… son cul de salope comme j’aime lui dire et comme elle aime entendre…

La suite est assez simple, je l’ai baisée jusqu’à ce qu’elle jouisse. Je n’en tire aucune gloire car l’orgasme n’est pas un objectif et elle jouit facilement… Je suis resté dans son sexe et j’ai recommencé à la baiser doucement, très doucement, quelques secondes après qu’elle ait joui. Elle avait toujours le plug, que je palpais de temps en temps pour qu’elle le sente bouger en elle. Elle sait qu’il faut qu’elle me demande de l’enculer. Elle me veut pour ça. Mais elle doit me le demander. Deux choix s’offrent à elle : me le demander verbalement en utilisant ce terme précis. Ou me le demander gestuellement, en écartant ses fesses à deux mains. Elle choisit souvent cette seconde solution, ce qu’elle a fait. J’ai enlevé lentement le plug, j’ai léché son anus ouvert, quelques temps… et je l’ai prise, par le cul, doucement. Je me suis enfoncé jusqu’aux couilles, contractant mon sexe pour qu’elle le sente palpiter dans son beau cul de salope…

Je réalise à l’instant que vous m’avez manqué.

Oui, c’est bon cette correspondance avec vous.
Sans détour, sans calcul, sans pudeur, sans faux-semblant et sans enjeu.
Un homme et une femme qui s’écrivent et qui n’hésitent pas à se faire chiens… et à se livrer. Je vous embrasse…
J’aime beaucoup votre chatte et votre conversation !

N’oubliez pas de le terminer, ce récit… je suis sûre que vous ne vous êtes pas arrêté aux contractions de votre sexe, n’est ce pas ?
Bonne nuit…

Non, en effet, je l’ai enculée, loin, largement, amplement, je l’ai enculée en le lui disant, en le lui décrivant… J’espère que vous aimez ce mot. Je ne l’ai pas sodomisée, je l’ai enculée…
Oui, filez vous coucher aussi ; je terminerai le récit.
Bonne nuit…

Mes jouets et moi (3)

Mon ami habite Paris (que de doux souvenirs), et nous avons pour habitude de nous promener dans quelques quartiers précis de la capitale, en appréciant les échoppes et ambiances diverses. Il y a notamment un quartier qui nous mène systématiquement dans une boutique des plus alléchantes, Le Passage du Désir.

Nous aimons y flâner, scruter chaque objet, nous émouvoir des scenarii qu’ils peuvent nous offrir, nous consterner devant des produits dont l’utilisation est vraiment, à nos yeux, tirée par les cheveux, sourire et nous amuser de l’objectif de certains, nous laisser tenter par quelques uns d’entre eux, comme ce soir-là, un oeuf vibrant télécommandé.

Si je ne suis pas adepte de la soumission dans toute sa profondeur, j’aime toutefois ressentir cette piquante excitation qui est celle qui m’envahit lorsque je m’abandonne à ses désirs, à ses fantasmes, à ses exigences. L’oeuf s’est donc imposé à nous tout naturellement. Une oeillade coquine et complice et l’objet de notre convoitise se trouve dans notre panier d’achat. Un petit tour par la galerie des sextoys plus tard, l’oeuf est nôtre, après en avoir payé le prix.

Je suis pressée, j’ai envie de l’essayer dans la foulée. Mais nous prenons le temps d’étudier la chose en détail. Une fois rentrés à son appartement, nous étudions les différentes possibilités de vibrations, la forme et la matière, légèrement oblongue pour l’une et extrêmement douce pour l’autre, ainsi que les occasions de l’utiliser. Un cinéma et un bon restaurant s’annoncent justement peu de temps après…

Le soir prévu, juste avant de partir, je baisse ma culotte, hésite une seconde avant de choisir de le laisser faire. A demi-allongée sur la chauffeuse du salon, j’écarte les jambes devant son nez, le laissant contempler à loisir le chemin à emprunter. Ses yeux dans les miens, il commence à introduire  l’oeuf avec précaution, lequel n’a aucunement besoin d’être lubrifié avant, mon intimité s’en chargeant parfaitement. Une fois bien installé, une vérification s’impose. L’objet fonctionne à merveille.

Je me rhabille et direction le cinéma. L’idée même d’être doucement à sa merci me rend moite. Autant dire que l’absence d’humidité qui aurait pu être le seul frein à ce genre de jeux ne nous pose aucun problème. Je le regarde avec une flamme constante dans les yeux, l’envie qu’il me prenne, là, sur le trottoir, sur la banquette du métro, au milieu de la file d’attente pour la séance, sur le velours rouge des sièges du cinéma. Envie d’être sienne, rapidement, pour combler la chaleur qu’il ne manque pas d’attiser à chaque  vibration surprise.

Il s’amuse, l’air mutin, à varier le rythme des stimulations, me provoquant hoquet et sursaut parfois, toujours un sourire mordillé, des yeux presque mi-clos. J’apprends à maitriser les sensations, pour ne pas passer pour une vraie folle aux yeux des passants, mais la totalité, c’est impossible. Les vibrations vont tellement loin, parcourant les terminaisons nerveuses si nombreuses dans mes chairs intimes, utilisant l’intégralité de mon sexe comme terrain de jeu.

J’arrive tant bien que mal à suivre le film, il a la galanterie de se contenter de réveiller le feu qu’à deux ou trois reprises. Ma main sur son pantalon, je me  garde bien de ne pas lui rendre pareille, enfin, tout au moins avec les moyens dont je dispose. Seulement, lui masser l’entrejambe n’est rien comparé à la chaleur qu’il fait monter en moi. Je finis par tenter de reprendre le contrôle, mes gémissements devenant de plus en plus sonores. En vain.

J’aime son sourire quand il est spectateur et acteur de mon excitation sexuelle. Un sourire enivrant, prometteur des pires rapprochements, mais nous avons encore un diner à honorer. Il me propose de rentrer directement. Je soupèse mentalement le plat qui m’attend et le corps à corps qui s’annonce. Estimant que le second aura quoi qu’il arrive lieu, notre prochaine destination sera le restaurant.

Il y a une touche d’humour dans cette expérience. L’oeuf n’en fait qu’à sa tête… il est de temps en temps impossible de l’arrêter. Mon regard toujours de braise se fait faussement suppliant dans ces moments-là et amuse grandement mon partenaire. C’est au restaurant que nous vivons le plus haut de son impudence. Grisée par le cocktail maison, je ne retiens plus aucun son de ma bouche, ni n’en contrôle le volume. Il finit par réussir à arrêter les vibrations avant que les clients ne se retournent tous sur moi. Nous ferons le remake non simulé de Meg Ryan une autre fois…

Sur le chemin du retour, il essaie à nouveau, cela fonctionne, la plupart du temps, et sinon, la durée des vibrations me met dans un tel état que je le prends à pleine bouche, l’un et l’autre accrochés à l’une des barres verticales de la rame. J’attrape sa main libre, pour lui faire toucher la naissance de ma poitrine sur mon décolleté. Il est tard, peu de monde alentours, je lui presse sa main contre mon sein tout en esquissant des gestes de moins en moins discrets sur le gonflement de son pantalon.

Nous arrivons enfin au pied de son immeuble, la délivrance est proche. Non pas celle de l’oeuf qui sortira de son cocon moite et brûlant, mais celle de mon désir qui ne cesse d’enfler depuis plusieurs heures. Je suis dans un état d’excitation proche de la furie sexuelle, je m’agrippe à son col quand je lui fourre ma langue dans la bouche, juste avant le sas d’entrée, me hisse sur la pointe des pieds, manque de planter mes ongles dans la peau tendre de son cou. Il me retient les mains et ouvre finalement la porte.

Le temps de monter les escaliers est mis à profit, ses mains sur mes fesses, son index dessinant des allers et retours sur ma fente encore couverte de tissu, je ne suis plus que braise. Je l’arrête à maintes reprises sur les marches pour me presser contre lui, onduler mon corps contre le sien. D’autorité, il me recentre sur notre destination, mais je continue à trépigner devant la porte de son appartement. Il ouvre enfin. Je n’attends pas d’être dans le salon, la porte encore ouverte, je le déshabille dans le couloir. Son pantalon à baisser, son boxer, alors qu’il enlève comme il peut ses chaussures et chaussettes. Je déboutonne sa chemise, il enlève mon haut, je lèche la peau de sa poitrine, il sort un de mes seins de sa prison de tissu…

Et plus, si affinités…

Une amie, une simple amie. A force de se voir, de se retrouver seuls, mon cerveau-sexe n’a pas résisté longtemps avant de la tenter.

(J’ai tellement envie de lui… mais je ne peux pas. Non, ce ne serait pas raisonnable…)

Elle a résisté, un peu, de moins en moins. J’ai eu accès à ses cuisses, pas plus haut, et enfin un baiser, comme pour me calmer.

(Si je pouvais, si seulement je pouvais le laisser prendre ma bouche à nouveau. M’abandonner dans ces bras, juste une fois…)

Mais la suite ne laissait plus de doute. A la rencontre suivante, ma bouche s’est faite gourmande sur sa peau, des frissons la faisait trembler aux endroits stratégiques, érogènes au possible.

(Enfin, la délivrance d’une attente trop longtemps maintenue… mais comment fait-il pour me faire vibrer de la sorte ? Comment devine-t-il « mes » points fébriles ?)

J’ai toujours été étonné de voir leurs endroits varier d’une femme à l’autre. Une vraie découverte chaque fois. Cela donne envie d’en découvrir davantage, et chez d’autres conquêtes. Les hommes sont-ils plus basiques ? Le seul effet sur mon corps était mon sexe, dur, contraint dans ces jeans.

(L’envie de lui rendre la pareille m’étreint, mais le laisser faire est aussi divin que de lui donner du plaisir… il m’entreprend d’une manière si particulière…)

Ma langue sur ses seins l’électrisait, sa main, ses doigts s’enfonçaient dans ma peau à chaque succion. Elle m’a entrainé vers le lit, pour être plus confortable, s’est découverte avant moi.

(Il a réussi à me faire sortir de ma réserve déjà bien entamée, je ne lui en veux pas, non, au contraire, je veux m’offrir, tout lui offrir…)

Et c’est ainsi que je me suis occupé d’elle, torse nu devant sa beauté crue. Je ne savais plus ou donner de la tête, des mains, des doigts, de la langue. Elle était là, partout, jusque sur mon visage où elle a coulé pendant de longues minutes d’excitation extrême.

(Les vannes sont ouvertes, avec un tel doigté, un tel savoir-faire, il ne pouvait en être autrement… vivre l’instant, le sentir sur ma peau, le sentir au creux de ma main, au creux de moi…)

Elle m’a souri, débouclé ma ceinture pour libérer ce sexe devenu si sensible. Problème, énorme : pas de capote, pas de pilule. Pas prêts pour repeupler l’humanité, c’était notre dernier souci.

(Aucune précaution… normal, aucune préméditation, ou si peu. Qu’à cela ne tienne, allions mon excitation à mon désir, je vais le prendre au creux de moi quand même, mais…)

Sa main douce, ses lèvres chaudes, sa bouche humide n’ont eu aucune peine à me faire exploser. Pas de frustration du plaisir avec la question « dedans ou dehors » pendant qu’elle me suçait de façon divine, si douce, langue étant partout autour de mon gland. « Préviens moi » m’a-telle annoncé avant de l’engloutir. Et son corps, le mien, les draps, s’en sont chargés. Fin de l’acte 1. Elle a pris la direction de la salle de bain. Son corps nu de dos, une invitation à finir la pièce.

(Je crois avoir pris autant de plaisir à le prendre dans ma bouche que lui a sentir mes lèvres autour de son membre, alors qu’il était au bord de l’orgasme… j’aime son goût, j’aime sa peau, de la plus exposée à la plus intime… j’ai encore envie de lui.)

Elle n’a jamais pensé la remettre à plus tard. Ses mains, sa bouche se sont chargées de la continuer. Jouir sur son sexe, ses lèvres ouvertes, de ma semence chaude lui provoquant d’autres tremblements, à défaut de pouvoir la pénétrer. Les actes suivants se sont enchainés au cours de la nuit. Entre caresses et assoupissement. Mais la frustration toujours présente.

(Le faire jouir à plusieurs reprises est tout simplement délicieux… mais je le veux au fond de moi, le sentir m’investir, de toute sa puissance, de toute son ardeur, de toute son excitation… je me sens féline, animale, en chaleur…)

Acte final. Sa main sur mon membre, lassée de ne pouvoir le sentir en elle, elle s’est lâchée. Après toutes les jouissances, la crainte de passer pour une salope se sont envolées. Ou alors était-ce le plaisir de passer pour une salope. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question.

(Au diable les convenances, je veux être à lui, qu’il me possède, je suis prête à tout, même à ce que je n’ai pas l’habitude d’offrir aux premières rencontres. Qu’importe, je sais qu’il fera bon usage de ce que je m’apprête à lui donner, je sais qu’il saura y faire…)

« Puisqu’on n’a pas le choix » a-t-elle dit en se retournant à quatre pattes, pointant mon sexe sur son anus, poussant ses fesses contre moi, assurant une pénétration jusqu’à la garde en laissant échapper un « Oh que c’est bon ».

(J’en avais la certitude… il a pris possession de moi avec force et douceur…)

« Que c’est bon… que c’est bon » accompagnaient mes coups de reins. Je la devinais dans la pénombre, la tête dans l’oreiller, le dos cambré, le cul bien offert à mes mains, à mon sexe. Et je me suis enfin déversé en elle cette nuit, d’une jouissance plus forte que les autres. Comme un point culminant avant le dénouement, avant un repos à l’aube, avant un café les traits tirés mais les yeux brillants.

(Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir et franchement, je m’en moque… cette nuit spéciale et intense restera à jamais gravée dans ma mémoire… et ailleurs.)

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