Clara (3)

Son corps était pris de soubresauts, réguliers, languissants. Elle tentait de se contrôler, de se calmer, de reprendre son souffle. Il l’en empêchait, diabolique, avec ses chastes baisers qui maintenaient l’embrasement de son corps.

Elle était électrique, des pieds à la tête. Chaque millimètre de sa peau était ultra sensible. Toujours ses baisers, qu’il prodiguait généreusement, la faisant frissonner plus que de raison. Mais elle ne pensait qu’à reprendre la main, se ressaisir pour pouvoir recommencer à jouer.

Son ventre la brulait, l’air qui arrivait dans ses poumons la consumait, elle bouillait de plaisir, d’envies, de toutes ces sensations à la fois. Cette chaleur irradiait doucement, pernicieuse et délicieuse à la fois. Elle s’en délectait presque.

Elle inspira profondément, son cœur ralentit, clarifiant ses idées, encore insuffisamment, la laissant toujours baigner dans cette tiédeur de luxure. “Bon sang, si seulement là, tout de suite, maintenant, tu pouvais me prendre ! A l’instant, immédiatement, tu pouvais me pénétrer, te planter au fond de moi ! Prends-moi !”

Elle hurlait intérieurement. A chacun de ses baisers, elle ressentait la furieuse envie de se coller contre son corps, de sentir sa peau contre la sienne, de le sentir en elle. Mais pas encore, elle voulait profiter de ces instants de félicité que sont les prémices d’une union charnelle divine, juste une seconde, une seule petite seconde plongée dans cette chaleur… ou lui plongé en elle… Doux antagonisme.

La pièce, plongée dans la pénombre, ne laissait filtrer que la lumière de l’entrée, laquelle éclairait à peine les deux corps sur le lit, ainsi que les vêtements épars sur le sol. Seuls les gémissements et le bruissement des draps troublaient le calme de cette après midi de fin de semaine.

Un goût salé. Tout son corps avait ce petit goût salé particulier. Il aimait sa saveur, la sensation de la sentir vibrer sous ses baisers, les pores de sa peau qui réagissaient à chaque claquement de lèvres, morsures légères, coups de langue. Ce sentiment de puissance, de contrôle, tout en étant l’instrument comme le créateur. Il jubilait.

Une douce chaleur emplissait son bas ventre, il était excité comme jamais. Il n’y avait vraiment qu’elle pour lui faire autant d’effet. Il bandait tellement fort qu’il en avait mal, son sexe enflé ne demandait qu’à être soulagé. Il avait maintenant envie de se laisser contrôler, de s’abandonner à son tour, de lui appartenir.

Dans sa tête tout était clair, la suite des événements, les gestes, les mots, les caresses. Il poserait son corps contre le sien, l’embrasserait longuement en lui caressant le sein, le prenant dans sa main, jouant avec son mamelon… Puis il se glisserait en elle, doucement, lentement, il la pénétrerait… enfin ils seraient un…

10 commentaires

  1. Lyzis a dit,

    11 mars 2009 à 08:29

    Mais elle va lui inventer autre chose… n’est-ce pas ?
    Elle va le surprendre et gagner un round à son tour ?

  2. John a dit,

    11 mars 2009 à 09:35

    Trés important la peau, son goût, la texture de chaque centimètres carré. C’est ce qui donne envie de rester en contact plus longtemps, d’y revenir… ou pas.

  3. Miss Anis a dit,

    11 mars 2009 à 22:51

    C’est incroyable l’attrait que certaines personnes nous imposent, on voudrait dire non mais pas possible, c’est une question de compatibilité olfative : on est en adequation parfaite. parfois ça fait mal, mais c’est tellement bon…

  4. Ibid Norio a dit,

    16 mars 2009 à 08:01

    superbe… on se croirait juste a coté…
    j’aime bcp les verbes que tu emploies. Verbes de “sens”, de douceur et de douce violence en mm temps. Verbes d’émotion.

  5. Philo a dit,

    16 mars 2009 à 15:36

    Savoureux et sensuellement doux …
    Il y a un temps pour donner, mais ne jamais oublier non plus de recevoir !
    La jouissance devient alors totale …
    Bises Succuba.

  6. VéroPapillon a dit,

    16 mars 2009 à 19:49

    Humm… Ce n’est pas le printemps qui commence chez toi… C’est déjà l’été !!
    Bises de papillon

  7. 502 a dit,

    16 mars 2009 à 21:26

    Sur le “enfin il seraient un”, j’ai des chôses à dire moa madâme !

  8. Oxanne a dit,

    17 mars 2009 à 22:41

    Faites le donc taire ce 502 qui veut tout nous gacher avec sa logique des choses!!!! et en plus mon coco, t’as fais une faute en recopiant! et TOC.

    Sinon, ça ne sentirait pas le rebondissement tout ça?

  9. 18 mars 2009 à 20:46

    Ne faire qu’un, danser ensemble, entrer dans une danse si intime, rêver les yeux ouverts, se redécouvrir, s’aimer, entrer, sortir, la chaleur de l’amour… Qu’il est bon d’aimer…

  10. Succuba a dit,

    19 mars 2009 à 02:25

    Lyzis : oui, c’est un combat à deux…

    John : en l’occurrence, d’y revenir… et plus que de raison.

    Miss Anis : tout à fait, là où la douleur se fait jouissance, la dépendance envie…

    Ibid Norio : vous n’êtes pas loin en effet ;-)

    Philo : et comment, pas de jouissance sans réciproque, c’est une règle… non mais :)

    VéroPapillon : toutes les saisons ont leur place ici petit papillon, tu découvriras l’hiver au coin du feu, l’automne au milieu des feuilles…

    502 : ne dites rien, agissez plutôt, que diable !

    Oxanne : laissez donc notre trublion préféré faire des siennes, ça le rend si attendrissant… ;-) rebondissement, comme le terme est intéressant…

    guillaumesophie : oui, c’est bon, intellectuellement comme physiquement…


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